Un récit incomplet, écrit en l'honneur du fruit qui fut un jour défendu, mais qui, avec le temps, est devenu sec. La passion interdite était plus désirable que le plaisir rationnel.

Des espérances superflues, désespérance accrue.

Il était une fois, un frôlement imperceptible ; un délicieux frémissement, qui avait fait frissonner tout ton être. Se marier, être heureux et avoir beaucoup d'enfants. Attends, ne réalises-tu pas que les contes de fées n'ont pas été crées pour être transposés dans la réalité? Car les rêves, une fois largués dans la vraie vie, se transforment vite en cauchemars. À présent, la situation frise la catastrophe. Le doux friselis des vagues s'est fracassé farouchement sur les rochers. C'est la fracture d'un amour fragile, une passion qui ne tient qu'à un fil. La fraîcheur frétillante de sa fragrance est apte à leurrer la frénésie frénétique de ses frictions. Le mal est attirant, mais bien trompeur. Ton inquiétude, ton effroi, ta frayeur de le froisser et de le perdre par de frivoles actions te porte à te cacher la vérité : elle te porte à t'oublier toi-même. Tu as été habituée à crier sans te faire entendre, alors tu fredonnes des paroles imperceptibles, incohérentes, incompréhensibles. Cette absence de franc-parler te frappe de plein fouet et te condamne à freiner, à tout arrêter. Prendre une pause. Se saisir du temps et l'emporter au loin. Et penser à tout sans penser à rien. À force de fréquenter ce frelon, tu t'es menée au bord du précipice. Et tu le regardes avec envie. Où se trouvent les limites qui te séparent de la folie et de la raison? Où te trouves-tu donc dans cet amas chaotique de pensées désordonnées? Tes fréquences cardiaques accélèrent soudainement. Tu es arrivée à la frontière : tu dois faire un choix. Vas-tu faire le saut? Ou avoir le courage d'y renoncer? Seras-tu capable, du moins, de faire le tri dans tes idées embrouillées? Et puis brusquement, tu as froid, si froid, tellement froid. Tu ressens la froideur glacée de ton c½ur de pierre. Un amour froussard et frileux, qui a fini par se faner, se friper, se flétrir. Un amour frigorifié. Le frictionner, le frotter, le fourbir ne suffit plus pour le faire fructifier. La flamme est perdue, les étincelles cachées. Ne subsistent plus que les cendres d'un amour facilement friable. Un tel amour ne peut se contenter de frugalité. Et puis, comme tu restais immobile et indécise, un vent frisquet a suffi à te faire fléchir. Le noir t'entoure. La lumière est loin. Tu as voulu franchir les limites, te frayer un chemin. Et tu as réussi. Tu as réussi à obtenir l'impossible. Mais il est impossible de composer avec l'impossible. L'impossible ne laisse aucune marge de man½uvre une fois qu'il est en notre possession. On ne vit plus dans la réalité, mais dans l'illusion. C'est une totale perte de contrôle. La liberté est alors chose utopique.

Fillette, tu as confondu tes dieux. Un foutriquet n'a pas la gloire de porter ce nom. Des frasques de jeunesse dépeintes dans des fresques de frimas. Elles se tapissent dans le passé, dans la poussière. Tes fredaines commises t'ont rendue complice, malgré toi, à ce violent fratricide. Tu l'as accompli froidement, avec indifférence et sans émotions, consciente du bien-être qui t'attend.


Rouge sacrifice d'un seul bonheur afin d'en créer deux distincts.
# Posté le dimanche 16 mars 2008 16:57
Modifié le dimanche 27 juillet 2008 13:56

" La seule vie valant la peine d'être vécue est la vie aventureuse. La caractéristique dominante d'une telle vie est d'être sans crainte. Sans crainte de ce que les autres pensent...Il ne s'agit pas de suivre les pas de ses voisins. Il s'agit d'avoir ses propres pensées, de lire ses propres livres, nourrir ses propres espoirs et d'être gouverné par sa propre conscience "
# Posté le dimanche 16 mars 2008 06:10
Modifié le lundi 24 mars 2008 14:07


Quelqu'un connaît-il le secret des anges ? Ou le chemin que suit le sage ? La valeur oubliée du pardon ?La richesse de croire que l'âge est un don ? À l' aube des sentiments funestes, on voit surgir par-devant soi les voies , entrelacées, opposées, elles dansent, pour finalement se rejoindre en absence. Mais toi tu dors comme un ange, et rien ne te dérange. Toi tu dors comme un ange, j'en oublie mes vieux voyages. On voit nos corps faner à l'unisson, on perçoit nos esprits éclore. Les premiers au plus bas périront. Les seconds frôlent l'apogée à leur mort. Moi je pleure sur mon sort, je ne vois pas mes trésors.Moi je pleure sur mon sort. Je ne pardonne pas à la mort. Lui, il songe au- delà de la mer, au-delà de son aire, au-delà du cimetière.
# Posté le mardi 11 mars 2008 17:25
Modifié le lundi 24 mars 2008 14:08

Si vous voulez voir mes yeux s'éclairer et briller, parlez moi de ce voyage, parlez moi de l'horizon, de l'infini et de la vie. Évoquez l'été dans mes oreilles, les ballerines que je porterai et l'océan à mes pieds. Racontez-moi à quel point la splendeur des montagnes ne mettra pas de barrières à ce que nous sommes, et laissez-moi rêver. Dites-moi que vous y croyez aussi et que c'est pas une idée complètement stupide, que de se faire amie avec le passé. Prenez-moi la main, et souriez parce que l'on va déjà penser à se retrouver. Permettez moi simplement de profiter du temps qu'il nous reste, sans trop ruiner nos économies, sans trop s'en faire avec tous nos soucis. Obtenez si facilement l'accès à ce billet tant désiré, et vos rêves deviennent enfin réalité. Je volerai au-dessus de tout, de rien, libre et légère comme l'air.
# Posté le vendredi 07 mars 2008 11:55
Modifié le mardi 25 mars 2008 15:02






Une petite pensée pour Tristan


A jamais dans le coeur des gens.




<3
# Posté le vendredi 07 mars 2008 08:13
Modifié le dimanche 27 juillet 2008 13:57